Les défis du nouveau gouvernement espagnol

Le nouveau gouvernement espagnol. (Photo Moncloa / Fernando Calvo)
Le nouveau gouvernement espagnol. (Photo Moncloa / Fernando Calvo)

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La gauche espagnole y compris les communistes se trouvent devant un énorme défi. Les travailleurs qui ont voté à gauche l'ont fait en priorité pour éviter un gouvernement de la droite dure (PP) et de l'extrême-droite (Vox). Les travailleurs ont de grandes attentes après des années de régressions sociale et démocratique. Il est sûr qu'il y a des déclarations d'intentions qui sont un progrès par rapport aux mesures des gouvernements PP. Mais là où le bas blesse, c'est que le changement n'est envisagé que par la voie parlementariste. Je lis bien la déclaration d'Alberto Garzon mais il va falloir re-construire des formes d'organisation dans les grandes entreprises privées et publiques, dans les quartiers populaires des grandes villes. C'est une nécessité vitale pour la gauche espagnole face à la machine de guerre économique, politique et médiatique de establishment espagnol. La gauche en Espagne doit aussi trouver des combats qui unissent les travailleurs de tout le pays contre les nationalismes et contre l’extrême-droite qui diffuse sont poison anti-catalan et anti-immigrés. Nous devons tous tirer les leçons de l'expérience Syrisa en Grèce. Les communistes ne peuvent pas se laisser berner par les déclarations des sociaux-démocrates, pour les obliger à être conséquents il faudra travailler d'arrache pied à une très large mobilisation des travailleurs. L'opportunité existe.

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Le cordon sanitaire contre les néonationalistes (AfD) a sauté à Erfurt. Soutenu par la CDU, un dirigeant libéral, Thomas Kemmerich, évince par la grâce de l’AfD le ministre-président de gauche avant d’être contraint à la démission.

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