« F*** le gouvernement » et autres (meilleures) raisons d’avoir manifesté

Photo Solidaire, Salim Hellalet
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« F*** le gouvernement » et autres (meilleures) raisons… Le meilleur incontestable ne doit pas diminuer ce qui précède. D’un côté, je suis convaincu qu’il vaut certainement mieux avoir des raisons fondées sur des arguments rationnels, des chiffres et cetera, que ces raisons sont donc effectivement meilleures. Mais d’un autre côté, les raisons du style F*** sont importantes aussi. Cela m’a frappé comme jeune ouvrier à Charleroi (relativement jeune, j’avais près de 30 ans). Il y a un sentiment profond de « eux et nous » qui n’est pas toujours rationalisé mais cependant important et fort. Il y a une longue expérience, l’expérience de plusieurs générations qui se cristallise dans le cerveau des héritiers de ces générations : dans le monde, il y a « eux » et « nous ». Ceux qui le disent n’ont que 20, 30, 50 ou 60 ans, mais leurs neurones ont intégré, avec le lait maternel et les conversations autour de la soupe familiale, dans la rue, à l’usine et ailleurs, deux siècles de leçons de classe (enfin, plutôt 150 ans à l’époque dont je parle). Je me souviens de mes camarades ouvriers de la sidérurgie, je me souviens de mon beau-père mineur italien et ça m’avait fort impressionné. Pour eux, ça ne faisait pas un pli, il y a « eux » et « nous ». Quand mon beau-père disait « ils », ça voulait tout dire. C’est la traduction en langue ouvrière du mot « establishment ». Il y a aussi des jeunes qui n’ont pas deux siècles de tradition ouvrière derrière eux mais qui arrivent à la même conscience basique du « eux » et « nous ». Ainsi je suis d’accord avec les « meilleures » raisons, mais la force de la classe ouvrière, c’est aussi — et c’est très important — le F*** viscéral, la conscience collective de base — et un des messages du Manifeste de Marx et Engels — que partout et toujours, il y a ceux qui travaillent, « nous », et ceux qui en profitent, « eux ». Alors merci pour le F*** du titre qui m’a fait réfléchir à tout ça.

Ce 21 janvier, une délégation des centrales syndicales de la CSC et de la FGTB se sont rendues au cabinet du ministre de l'Emploi pour y remettre une pétition contre les mesures sur les pensions.

La colère gronde dans les aéroports d'Allemagne.  Le 15 janvier, tous étaient en grève afin d'obtenir des négociation salariales pour les quelque 23 000 travailleurs. Le syndicat ver.di exige 20 euros de l'heures. Les agents de sécurité, en charge du contrôle des passagers, du fret et des bagages sont particulièrement mal payés. Nous publions ici l'article posté par le syndicat Ver.di sur son site internet.

Fin octobre, les travailleurs d’Aviapartner se sont mis en grève, juste avant le congé de Toussaint. Tous les médias en ont fait leur Une pendant des jours, mais n’ont que rarement évoqué le fond de l’affaire. Solidaire donne la parole à deux des syndicalistes à la base de cette grève : Jan Ceulemans, 53 ans, qui travaille depuis vingt ans au département cargo d’Aviapartner, et Kamal Afassi, 38 ans, du handling, le traitement des bagages. Tous deux sont délégués BTB/UBT, le syndicat du transport de la FGTB.

Le pays est en ébullition suite à la mort d’un jeune intérimaire. Les repas instantanés retrouvés dans son sac sont devenus le symbole de la lutte contre la précarité.
En France, comme en Belgique, le mouvement des gilets jaunes reprend de l'ampleur. Le président français Emmanuel Macron tente depuis mi-novembre et le début du mouvement de gagner du temps. Dernier exemple en date : le « grand débat national » censé répondre aux attentes des travailleurs en colère. Une fois encore, les gilets jaunes ne tombent dans le piège.
Il y a cent ans, la « semaine sanglante » de Berlin mettait fin à l’espoir d’une autre société en Allemagne. Le 15 janvier 1919, Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg, deux des principaux leaders de la révolte, sont assassinés. Un acte qui préparera l’arrivée du fascisme.

La restructuration et les économies annoncées chez Proximus sont présentées comme inévitables. Ce que Michaël Lembregts, délégué principal CGSP chez Proximus, où il travaille depuis quinze ans, conteste totalement : « Pourquoi une entreprise qui fait du bénéfice devrait-elle faire des économies ? »

Nora García Nieves a été l’une des initiatrices de la grève historique des femmes le 8 mars 2018 en Espagne. En septembre, elle était à ManiFiesta pour évoquer le succès de cette grève. Les femmes espagnoles inspirent toutes les autres, y compris en Belgique, pour faire du 8 mars une véritable journée de lutte pour les droits des femmes.

Pour dénoncer l'oppression et la discrimination des femmes, cinq millions d'Indiennes se sont mobilisées pour une action impressionnante dans l'État du Kerala. 

Ce 1er janvier, cela faisait exactement soixante ans que le régime du dictateur cubain Batista était renversé. Cette année, les Cubains ont célébré les 60 ans de la révolution dans un contexte particulier : Cuba s'apprête à adopter une nouvelle Constitution et tous les Cubains sont invités à s’exprimer.