« F*** le gouvernement » et autres (meilleures) raisons d’avoir manifesté

Photo Solidaire, Salim Hellalet
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« F*** le gouvernement » et autres (meilleures) raisons… Le meilleur incontestable ne doit pas diminuer ce qui précède. D’un côté, je suis convaincu qu’il vaut certainement mieux avoir des raisons fondées sur des arguments rationnels, des chiffres et cetera, que ces raisons sont donc effectivement meilleures. Mais d’un autre côté, les raisons du style F*** sont importantes aussi. Cela m’a frappé comme jeune ouvrier à Charleroi (relativement jeune, j’avais près de 30 ans). Il y a un sentiment profond de « eux et nous » qui n’est pas toujours rationalisé mais cependant important et fort. Il y a une longue expérience, l’expérience de plusieurs générations qui se cristallise dans le cerveau des héritiers de ces générations : dans le monde, il y a « eux » et « nous ». Ceux qui le disent n’ont que 20, 30, 50 ou 60 ans, mais leurs neurones ont intégré, avec le lait maternel et les conversations autour de la soupe familiale, dans la rue, à l’usine et ailleurs, deux siècles de leçons de classe (enfin, plutôt 150 ans à l’époque dont je parle). Je me souviens de mes camarades ouvriers de la sidérurgie, je me souviens de mon beau-père mineur italien et ça m’avait fort impressionné. Pour eux, ça ne faisait pas un pli, il y a « eux » et « nous ». Quand mon beau-père disait « ils », ça voulait tout dire. C’est la traduction en langue ouvrière du mot « establishment ». Il y a aussi des jeunes qui n’ont pas deux siècles de tradition ouvrière derrière eux mais qui arrivent à la même conscience basique du « eux » et « nous ». Ainsi je suis d’accord avec les « meilleures » raisons, mais la force de la classe ouvrière, c’est aussi — et c’est très important — le F*** viscéral, la conscience collective de base — et un des messages du Manifeste de Marx et Engels — que partout et toujours, il y a ceux qui travaillent, « nous », et ceux qui en profitent, « eux ». Alors merci pour le F*** du titre qui m’a fait réfléchir à tout ça.

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