« F*** le gouvernement » et autres (meilleures) raisons d’avoir manifesté

Photo Solidaire, Salim Hellalet
Photo Solidaire, Salim Hellalet

Ajouter un commentaire

Commentaires

« F*** le gouvernement » et autres (meilleures) raisons… Le meilleur incontestable ne doit pas diminuer ce qui précède. D’un côté, je suis convaincu qu’il vaut certainement mieux avoir des raisons fondées sur des arguments rationnels, des chiffres et cetera, que ces raisons sont donc effectivement meilleures. Mais d’un autre côté, les raisons du style F*** sont importantes aussi. Cela m’a frappé comme jeune ouvrier à Charleroi (relativement jeune, j’avais près de 30 ans). Il y a un sentiment profond de « eux et nous » qui n’est pas toujours rationalisé mais cependant important et fort. Il y a une longue expérience, l’expérience de plusieurs générations qui se cristallise dans le cerveau des héritiers de ces générations : dans le monde, il y a « eux » et « nous ». Ceux qui le disent n’ont que 20, 30, 50 ou 60 ans, mais leurs neurones ont intégré, avec le lait maternel et les conversations autour de la soupe familiale, dans la rue, à l’usine et ailleurs, deux siècles de leçons de classe (enfin, plutôt 150 ans à l’époque dont je parle). Je me souviens de mes camarades ouvriers de la sidérurgie, je me souviens de mon beau-père mineur italien et ça m’avait fort impressionné. Pour eux, ça ne faisait pas un pli, il y a « eux » et « nous ». Quand mon beau-père disait « ils », ça voulait tout dire. C’est la traduction en langue ouvrière du mot « establishment ». Il y a aussi des jeunes qui n’ont pas deux siècles de tradition ouvrière derrière eux mais qui arrivent à la même conscience basique du « eux » et « nous ». Ainsi je suis d’accord avec les « meilleures » raisons, mais la force de la classe ouvrière, c’est aussi — et c’est très important — le F*** viscéral, la conscience collective de base — et un des messages du Manifeste de Marx et Engels — que partout et toujours, il y a ceux qui travaillent, « nous », et ceux qui en profitent, « eux ». Alors merci pour le F*** du titre qui m’a fait réfléchir à tout ça.

Dans l'entreprise chimique Ineos Phenol, tous les travailleurs de la production sont en grève depuis plus d'une semaine.

70 ans après sa fondation, l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique nord) a entamé son sommet de décembre dans un climat tendu. L’alliance militaire et politique a retrouvé un semblant d’unité en désignant la Chine comme nouvel ennemi commun et en étendant son domaine d’action à l’espace.

« Le libéralisme, c’est la liberté », entend-on souvent de la bouche des défenseurs de ce courant. Or, l’exemple du Chili montre comment une école d’économistes de droite a utilisé une dictature pour imposer le néolibéralisme…

Le verdict était à peine tombé qu’un tonnerre d’applaudissements retentissait au tribunal, parmi les nombreux militants po

Une coalition historique est montée au pouvoir en Espagne ce 7 janvier : le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sánchez, et Unidas Podemos (UP), représenté par Pablo Iglesias, se sont unis pour former le nouveau gouvernement espagnol. Cette alliance jouit également du soutien de régionalistes catalans et basques. Après des années de tensions nationalistes croissantes, Unidas Podemos peut à nouveau placer la lutte contre l'austérité en haut de l'agenda politique.

Après avoir fait alliance avec l’extrême-droite, les Conservateurs (ÖVP, Parti Populaire Autrichien) continuent leur polit

Ralia a 50 ans. Cela fait 26 ans qu’elle travaille chez Sodexo, où elle est aussi déléguée syndicale. Elle sera à nouveau candidate sur les listes de la CSC aux prochaines élections sociales. Portrait.

Du 11 mai au 24 mai 2020, 1 800 000 ouvriers et employés éliront leurs délégués au conseil d’entreprise et au comité de sécurité, dans leur entreprise ou leur bureau. Les élections sociales ont lieu tous les quatre ans. Et l’an prochain, elles se tiendront dans 7 000 entreprises. Elles sont le point culminant de la démocratie.

Des élus qui touchent plus de 11 000 euros par mois, une Commission qui défend les multinationales européennes… Bienv

La nouvelle de l’assassinat par drone du général Qassem Soleimani, le 3 janvier dernier dans la capitale irakienne Bagdad, a secoué le monde. Le climat de guerre permanent au Moyen-Orient, les atrocités, les souffrances engendrées, les flux massifs de réfugiés... Tout cela a une fois de plus été rappelé à l’opinion publique. Cette escalade nous confronte aussi à nouveau à la complexité de la situation au Moyen-Orient. Analyse.